Le Paradou est l’un
de ces bistrots, à lui seul
un petit monde, célèbre
dans le monde.
The Paradou is one of those bistros
that’s its own little world.
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bonne humeur et
générosité.
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the Bistrot du Paradou,
good cheer and generosity.
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Nationale 7, poétise Charles Trenet, « que l’on soit deux
trois quatre cinq six ou sept, c’est une route qui fait re-
cette. Route des vacances qui traverse la Bourgogne et
la Provence », comme la carte du Paradou.
La D17 chemine agréablement de Fontvieille à Mouriès.
L’amour joyeux est là qui fait risette, sur la façade en
pierre tendre des Alpilles de cet ancien relais de poste.
Chêne du plafond et carreaux de ciment d’époque
(1832). Une salle toute simple et claire, des tables judi-
cieusement espacées ; un service qui se faufile impec-
cablement, chargé d’assiettes en porcelaine blanche
garnies, selon les jours, d’aïoli, d’agneau du pays, de
tête de veau ravigote, de volaille Bresse à la broche,
d’escargots au beurre d’ail, ou de cassoulet.
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FRANCE DES BISTROTS
Sa cuisine d’inspiration familiale, ses recettes simples
exécutées à la perfection. Sa recette semble éternelle,
puisant dans ce don si particulier d’ouvrir l’appétit et
la conversation, au-delà des petites et grandes tablées.
Une corne d’abondance et de paroles.
Le Paradou est l’un de ces bistrots, à lui seul un petit
monde, célèbre dans le monde : la presse internatio-
nale y trouve quelque chose à raconter de la France
des année 50. Charles Aznavour y avait, depuis plus
de vingt ans, sa table : sise en cuisine – la « table du
capitaine » où il se restaurait en compagnie du patron
comme des employés – ou dressée en salle. Navré par
la nostalgie, Vincent Quenin se souvient. « Là, il était
en famille, avec des amis et se mélangeait avec les ha-
bitués, jusqu’à la fin. » Au commencement, il y avait
peut-être juste une intuition, toujours pleine de gaité :
« bistrottons ! »
PAR ADOU I ALPILLES
